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EDITO

Le visiteur du dimanche

Ils se rendent à la tombe. Ils y vont pour voir leur ami, pour accomplir leur devoir, pour honorer sa mémoire et peut-être même pour vérifier s'il était bien mort ! C'est là le plus difficile. Accepter que l'ami n'est plus, ne parlera plus, ne viendra plus vous rendre visite. Acccepter que vous n 'entendrez plus jamais sa voix, ne le verrez plus jamais marcher, que vous ne sentirez plus jamais la caresse de sa main dans la vôtre.

Il y a un avant et un après. Mais avant que l'après soit tangible et réel, il faut un temps d'adaptation. Il faut un temps de deuil et d'acceptation. Il faut contempler le corps inerte, sans souffle , sans vie… mais c'est ça qui est justement trop difficile, tellement difficile. Comment faire ? Comment trouver le courage ? Les coutumes de leur religion leur donnaient pourtant du temps : toute une journée ! Une journée d'interdits : celui de faire à manger, celui de travailler, et enfin l' interdit de s'occuper des morts...

Toutefois, à la première occasion, ils ne peuvent s'empêcher de venir. Mais en ce matin là, celui du premier dimanche, c'est Lui qui est premier. Il les attend là où ils sont : dans un jardin, dans la maison, sur la plage... Lui, qu'ils ont cherché, il est là devant eux. Mais comment le reconnaître? Il est si différent et pourtant le même ! Ce n'est pas possible qu'il soit vivant, mais pourtant il est là. Ils entendent sa voix, respirent son parfum et contemplent son corps.

Leur visiteur du dimanche nous donne rendez-vous à nous aussi dans nos vies. Il vient se mettre aux carrefours de notre vie. Il est là pour nous aux moments où nous en avons besoin.

Le problème est de le reconnaître...Par quels signes pouvons-nous savoir que c'est LUI ? Nous n'avons jamais entendu sa voix, nous ne l'avons jamais vu de nos yeux, nous n'avons jamais em-brassé ses joues, ou senti sa main se poser dans la nôtre…

On dit que tu nous parles mais je n'ai jamais entendu ta voix de mes propres oreilles ; Les seules voix que j'entends ce sont des voix fraternelles qui me disent les paroles essentielles.

On dit que tu fais route avec nous mais je ne t'ai jamais surpris à mêler tes pas à ma propre marche ; Les seuls compagnons que je connaisse ce sont des êtres fraternels qui partagent la pluie, le vent, le soleil.

On dit que tu nous aimes mais je n'ai jamais senti ta main se poser sur mes propres épaules ; Les seules mains que j'éprouve ce sont des mains fraternelles qui étreignent, consolent et accompagnent.

Mais, si c'est toi, ô mon Dieu qui m'offres ces voix ces compagnons ces mains Alors, au coeur du silence et de l'absence tu deviens, par tous ces frères et soeurs Parole et Présence Béni sois-tu ô mon Dieu !

Andrew Rossiter
Texte d'un ami catholique transmis par la paroisse protestante de Clamart

L'essentiel c'est la Foi

La Foi naît de la rencontre avec Dieu. La Foi est offerte par Dieu, par amour, sans condition.
A Dieu seul la gloire.

En dehors de Dieu, rien n'est sacré, divin ou absolu

Rien n'est sacré, sauf ce Dieu qui renonce à sa sacralité. Vous avez-là les maîtres-mots du protestantisme : dans les Ecritures, je découvre un Dieu qui se révèle dans l'humanité d'un homme qui va être assassiné d'avoir proclamé la gratuité de l'amour de Dieu, d'avoir mis en actes la confiance de Dieu, d'avoir refusé le sacré qui défigure Dieu et qui persécute l'humain

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