
La Foi naît de la rencontre avec Dieu. La Foi est offerte par Dieu, par amour, sans condition.
A Dieu seul la gloire.

En dehors de Dieu, rien n'est sacré, divin ou absolu

Traduire en français, l’expression anglaise « It’s the thought that counts » n’est pas facile, le mieux que je puisse produire est « c’est l’intention qui compte » (mais si quelqu’un a une meilleure idée…).
Tout est dans l’intention, l’intention de faire ou de dire c’est ce qui est le plus important. Cependant Jésus introduit un autre concept, encore plus essentiel :
« C’est la connexion qui compte ».
Nos pensées et nos intentions peuvent faire une différence dans le monde. Mais les connexions que nous établissons changent le monde bien plus radicalement. Ubuntu est ce concept africain par lequel l’individu est enraciné dans la communauté, la communauté des personnes et la communauté spirituelle. Ubuntu est le contraire de « moi, je pense… » ou « moi, je dis… », Ubuntu est « nous pensons… », parce que le « je » est toujours un « je » en relation, jamais seul.
Que ça soit la science ou la philosophie, ou la religion ou les arts - tout semble concorder pour dire que notre réalité ultime n’est pas la substance des choses mais la relation entre les choses, entre les événements – la réalité qui donne vie à toute communauté. Pour Jésus, il n’y a pas d’individu mais l’être en relation. La relation des trois personnes dans la divinité qui sont nourries et soutenues par l’amour actif est l’essentiel de la doctrine de la Trinité pour St Augustin, qui dit : « Le sens de tout être est l’amour qui se communique ». Jésus ne fait pas de différence entre lui et « l’autre » car l’autre n’est que « un autre de moi »
« Je ne peux pas te faire du mal, sans me faire du mal en même temps » (Mahatma Gandhi).
Pourtant nous voulons avoir des réponses claires et précises. « Dis-nous ce que tu penses, ce que tu crois ? Comme cela nous pouvons savoir qui tu es. » Ce que je pense et ce que je crois est sans importance, ce qui est essentiel, c’est à qui j’appartiens. Paul le dit, « Je sais bien en qui j’ai placé ma foi, et je suis persuadé que celui-là a le pouvoir de garder ce qui m’a été confié jusqu’à ce jour. » (La Bible : 2 Timothée 1.12 dans la traduction Nouvelle Bible Segond).
Une histoire que vous avez peut-être déjà entendue, mais qui a le mérite d’être entendue encore, nous fait avancer dans cette réflexion :
Une mère se prépare pour sortir dîner. Une date qu’elle a prise depuis bien longtemps et qu’elle attendait avec impatience. Elle a acheté une nouvelle robe et juste avant de passer dans la salle de bains, elle l’étale sur le lit dans sa chambre. La jeune fille ne veut pas que sa maman sorte et elle boude dans son coin.
La fille cherche un moyen de garder sa mère à la maison et de l’empêcher de sortir. Voyant la robe sur le lit, elle prend des ciseaux et elle découpe la robe en lambeaux.
Quand la mère rentre dans sa chambre, elle n’en croit pas ses yeux. Au lieu de crier ou de taper sa fille, elle se jette sur le lit et pleure, ignorant la présence de sa fille dans la chambre.
En voyant la réaction de sa mère, la fille comprend l’énormité de son acte et elle tire sur la jupe de sa mère en disant « Maman, maman ». La mère continue de l’ignorer, comme si sa fille n’existait pas.
La petite fille crie de plus en plus fort « Maman, s’il te plaît, Maman ! ». Enfin la mère lève la tête et lui dit, « Qu’est ce que tu veux ? ». La petite fille répond, « Maman, s’il te plaît, reprends-moi ! »
Il n’y a qu’un enfant qui puisse voir au cœur de ce drame. Elle ne dit pas « Je suis désolée » ou « je ne ferais plus jamais une chose pareille ». Elle ne dit pas toutes ces choses qu’il faut sûrement dire plus tard. Elle comprend que le drame n’était pas la robe, ni la soirée, mais bien la relation qui a été déchirée. En disant « Maman, s’il te plaît, reprends-moi ! », elle mesure que la rupture n’est pas dans la substance des choses mais dans la relation entre les choses, entre les événements, entre elle et sa mère.
En disant à Dieu « pardonne-moi », nous lui disons « s’il te plaît, reprends-moi ». S’il te plaît fait qu’Ubuntu soit rétabli entre nous.