Bienvenu sur le site de l'Eglise protestante de Luneray et de Dieppe

Dimanche 1er mai à 17 h

Concert, avec le Concert des planètes, consort de violes et orgue, exposition de sculptures d'Anne Gosselin et causerie autour de la figure de Jonas.

EDITO

Exil

Autour de nous, nous entendons dire:
Fermeture des églises, regroupements des paroisses, manque de pasteurs et de prêtres, chute des effectifs aux cultes de dimanche matin et la démobilisation des enfants et des jeunes dans nos activités. Autant de sujets qui nous préoccupent. Autant de parallèles avec les récits successifs d'exil dans la Bible. Car peut être est-cela notre expérience fondamentale d'exil?

Etre exilé, c'est de ne pas être chez soi. Etre exilé, c'est se sentir en terre étrangère et de vivre dans un monde séculier où Dieu n'a pas de place. Etre exilé, c'est de se savoir différent des autres, et c'est de vivre un regard parfois de jugement, ou d'incompréhension, de méfiance et de rejet.

L'exil biblique, mais en réalité il faut parler des exils car depuis la Genèse (Adam et Eve, Caïn et Abel) galut (en hébreu), la migration forcée est un thème récurent. Le devoir de quitter sa demeure et de prendre la route revient pour Abraham et le peuple libéré d'Egypte. La Tora termine avec la vision d'une terre promise, pas encore atteinte. L'histoire deutéronomique se termine avec deux exils majeurs: d'abord du royaume du nord (le peuple était éparpillé dans l'Empire Assyrien autour de 720 av JC donnant naissance à la tradition des dix tribus perdues d'Israël) et puis du royaume du sud (l'exil babylonien en 597 av JC).

Leur expérience d'exil était un défi. Un défi de savoir comment rester fidèle à un Dieu qui les accompagne jusqu'à la destruction de leurs terres, de leur temple et de leur peuple? Sans les repères de leur foi, les exilés ont trouvé d'autres formes de culte, d'autres manières de vivre leur foi, d'autres possibilités de comprendre la présence de Dieu.

Nicolas Legrand nous livre un récit de son expérience auprès des migrants à Dieppe. Il nous raconte leur vie, ici dans un pays étranger, loin de chez eux, où ils ont, eux aussi, pour beaucoup, tout perdu. Comment les accompagner à trouver sens dans leur existence? Comment les accompagner et témoigner de la présence de Dieu à leurs côtés, parfois un Dieu qu'ils ne connaissent pas ou qu'ils connaissent sous un autre nom?

Le Week-end Franco-Britannique dans le Basin Minier (1er au 3 avril) prend cette thématique comme base de réflexion. Exilé comme croyant chrétien en France ou en Angleterre «post-chrétien» est parfois compris comme la perte de notre culture. Nous ne voyons que l'écroulement des valeurs chrétiennes et souhaitons un retour à une époque plus heureuse. Nous proposons, à la lumière de ces Israelites en Babylone il y a 2500 ans, de regarder notre situation comme un défi, un challenge. Quelles seront nos formes d'églises? Quelles structures de cultes et de célébrations faut-il imaginer? Comment pouvons-nous vivre notre foi minoritaire avec joie, générosité et conviction dans ce monde séculaire? Comment chanter pour le Seigneur dans un pays étranger? (Psaume 137.4 On se souvient de la chanson de Boney M « Waters of Babylon » (1978) Voir la vidéo) L'exil n'est pas une perte d'identité, ni une fin mais une recherche constante avec notre Dieu qui en nous, nous invite à marcher avec lui.

Pasteur andrew Rossiter.

L'essentiel c'est la Foi

La Foi naît de la rencontre avec Dieu. La Foi est offerte par Dieu, par amour, sans condition.
A Dieu seul la gloire.

En dehors de Dieu, rien n'est sacré, divin ou absolu

Rien n'est sacré, sauf ce Dieu qui renonce à sa sacralité. Vous avez-là les maîtres-mots du protestantisme : dans les Ecritures, je découvre un Dieu qui se révèle dans l'humanité d'un homme qui va être assassiné d'avoir proclamé la gratuité de l'amour de Dieu, d'avoir mis en actes la confiance de Dieu, d'avoir refusé le sacré qui défigure Dieu et qui persécute l'humain

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